8 conseils pour débuter dans la réalisation de documentaires

My RØDE Reel est de retour, plus grand que jamais, avec la somme monumentale d’un million de dollars à gagner, ainsi qu’une multitude de RØDE mics et d’accessoires, du matériel de tournage exceptionnel et d’autres prix offerts par les plus grandes marques de l’industrie du cinéma.

Pour participer, réalisez un court-métrage de 3 minutes (ainsi qu’un film des coulisses mettant en scène un RØDE product) et envoyez-le avant le 7 octobre. Pour le reste, le brief est totalement libre : inspirez-vous des catégories de prix pour orienter votre film. 

Si vous envisagez de réaliser un documentaire pour votre participation, restez avec nous. Ci-dessous, la juge de My RØDE Reel et réalisatrice superstar Selina Miles partage ses huit conseils pour débuter dans le monde du documentaire. Selina est une réalisatrice primée, passionnée par les récits humains. Elle a commencé à réaliser des documentaires en 2016, en autoproduisant une série sur Vimeo intitulée Portrait of an Artist. Le deuxième épisode a été sélectionné comme Staff Pick sur Vimeo, et la série a cumulé plus de 150 000 vues au total. Cela a donné naissance à The Wanderers, une mini-série documentaire en six parties, ainsi qu’à son premier long-métrage, Martha: A Picture Story, un documentaire consacré à la photographe emblématique Martha Cooper, présenté au Tribeca Film Festival en 2019, où il a reçu un large accueil critique.

N’attendez pas de financement

Tout le monde doit bien commencer quelque part, mais n’attendez pas que quelqu’un vous offre une opportunité. C’est plus facile à dire qu’à faire, surtout dans la période difficile que nous traversons actuellement, mais parfois, la seule façon de lancer un projet est de prendre une caméra et de commencer à filmer quelque chose qui vous intéresse.

Nombre des meilleurs projets ont été autofinancés et lancés à l’initiative de leurs créateurs, ou réalisés dans le cadre d’une collaboration non rémunérée. Souvent, lorsque des collaborateurs ou des sujets potentiels découvrent que vous réalisez un « projet passion », ils seront heureux de se joindre à l’aventure et d’en faire autant. Ces projets en valent vraiment la peine, car ils vous aident à étoffer votre bande démo et débouchent souvent sur des propositions de travail rémunéré. Ils vous permettent de développer vos compétences sans les contraintes d’un brief client.

C’est différent de travailler gratuitement pour un client — ce que je déconseille, car cela dévalorise votre secteur et rend plus difficile, pour vous comme pour vos pairs, l’obtention d’une rémunération équitable à l’avenir !

Selina Miles filme l’artiste Myla de DabsMyla pour la série ABC 2017 « The Wanderers »

Faites vos recherches

En plus de vous informer sur le sujet que vous traitez, la meilleure façon d’occuper les temps morts entre deux projets est de faire des recherches — ce qui signifie regarder des films, lire des livres et écouter de la musique.

Instagram est un excellent outil d’inspiration, mais il est vraiment important d’élargir vos horizons. Une inspiration équilibrée, puisée à de nombreuses sources, fera de vous un réalisateur plus complet. Lorsque vous regardez des films pour vos recherches, essayez de les regarder activement et intéressez-vous au travail de réalisation plutôt que de vous laisser absorber par l’histoire.

Vous pouvez également vous renseigner sur les créatifs de votre région et apprendre à les connaître afin que, le moment venu, vous disposiez déjà des relations nécessaires pour constituer une équipe sur un projet.

Selina Miles et l’artiste Rone filment ses outils pour la série ABC 2017 « The Wanderers »

Faites avec ce que vous avez

Avec tous les nouveaux produits qui sortent aujourd’hui, il est facile de se focaliser sur la possession du meilleur équipement. Mais tout réalisateur ou photographe professionnel vous dira que le matériel que vous utilisez n’a qu’un impact limité sur le résultat final.

Des films oscarisés ont été tournés avec des caméras prosumer. Ne tombez pas dans le piège qui consiste à croire qu’il vous faut une meilleure caméra. Utilisez l’outil adapté à la tâche. Et souvent, l’outil adapté est celui qui se trouve déjà sur votre étagère, ou celui que vous pouvez emprunter ou louer à peu de frais.

En plus d’être coûteux, le matériel haut de gamme est souvent plus volumineux, plus encombrant et nécessite une équipe et un soutien plus importants, ce qui réduit votre mobilité. Pour un documentaire, la taille idéale de mon équipe est de quatre personnes : un producteur ou fixeur, un directeur de la photographie, un réalisateur et un preneur de son. Tout le monde peut tenir dans une seule voiture ou un taxi, et moins vous êtes nombreux, plus il est facile de vous fondre dans le décor sur le terrain.

Skyline de Beyrouth sur Portra 100 en 35 mm, Selina Miles

Le son avant tout

En matière de son, en revanche, procurez-vous le meilleur matériel possible. Un bon son contribue largement à raconter votre histoire et à immerger le spectateur dans l’univers que vous créez. Le public est beaucoup plus indulgent envers une image de qualité inférieure qu’envers un son médiocre. Prenez donc le temps de bien installer votre dispositif audio et accordez à votre preneur de son (ou à vous-même si vous êtes seul !) suffisamment de temps pour capturer tout ce dont il a besoin — vous vous en remercierez plus tard.

Selina filme l’artiste Mike Giant à Sydney, en 2015

Continuez à filmer

Nous avons tous souffert de la « rentrite » — cette fatigue ressentie en fin de journée, lorsque vous en avez assez et voulez rentrer chez vous. Essayez de tenir bon. Il peut vous arriver d’être totalement convaincu que ce qui se passe n’a aucun rapport avec votre film, pour finalement découvrir que ces images deviennent un moment clé de l’histoire au montage.

Sur le terrain, il est facile d’avoir une vision « en tunnel » et de penser que vous avez énormément de matière, pour constater ensuite que vous n’avez pas tourné suffisamment de variantes. Alors, faites confiance au processus et continuez à filmer. Lorsque j’ai du mal à trouver la motivation, je me fixe un objectif concret : couvrir, par exemple, 10 à 15 plans larges, moyens et rapprochés d’une scène, et m’assurer que chaque plan dure au moins 20 secondes. Cela représente 15 minutes de matière qui pourraient s’avérer cruciales par la suite.

Selina pilote un drone en Tasmanie, en 2017 

Les transcriptions sont vos alliées

Habituez-vous au montage sur papier. Le montage sur papier consiste à transcrire les dialogues et à noter sur papier l’action, les dialogues et le fil narratif de chaque scène avant de revenir au montage. Cela peut sembler inconfortable ou fastidieux au début, car vous sortez de votre zone de confort, mais je vous garantis qu’avec le temps, vous apprendrez à aimer ce processus.

Le premier avantage du travail sur papier est qu’il est bien plus rapide et efficace que d’essayer de construire votre récit directement dans votre logiciel de montage. Vous pouvez lire une heure de dialogues en 10 minutes. Cela vous permet également de vous concentrer sur l’essence de votre histoire sans être distrait par des problèmes secondaires comme des images tremblantes ou des lacunes visuelles.

Si vous construisez d’abord correctement le récit, vous pourrez toujours élaborer les images autour de celui-ci par la suite. Il existe en ligne d’excellents services de transcription automatique très abordables. Je vous recommande de les utiliser, puis de bâtir une structure préliminaire sur papier avant de commencer le montage.

Et enfin… l’accès est essentiel !

Lorsque vous réfléchissez à une histoire à raconter, il est important de vous rappeler que chacun de nous est une personne totalement unique, avec un ensemble d’expériences et de centres d’intérêt dont nous pouvons nous inspirer dans notre vie créative. Trouvez un sujet que vous connaissez, que vous aimez — et surtout auquel vous avez accès.

Outre l’accès pratique à un groupe de personnes, à des archives, à un lieu ou à des sujets, l’accès peut prendre la forme d’une expérience commune, d’un héritage, d’une langue ou d’une culture.

Les meilleurs documentaires ont tous été possibles parce que le réalisateur disposait d’un accès particulier à l’histoire. Votre voix et votre point de vue uniques sont vos plus grands atouts : aimez-les, assumez-les et créez des œuvres qui vous ressemblent vraiment !

Les inscriptions à My RØDE Reel sont ouvertes dès maintenant et se clôturent le mercredi 7 octobre : à vos caméras ! Rendez-vous sur myrodereel.com pour en savoir plus et télécharger votre pack de démarrage.